De Nevers dans la Nièvre à Langogne en Lozère, la Via Allier dévoile chaque jour une nouvelle facette de la rivière qui lui a donné son nom. C’est juste au sud de Nevers, au fameux Bec d’Allier qui regarde se marier la Loire et l’Allier que le grand voyage commence vraiment. Là aussi que la Loire à Vélo et la Via Allier prennent chacune leur chemin, l’une pour descendre vers l’océan et l’autre pour remonter vers la source.

La véloroute de l’Auvergne traverse d’abord un petit bout du Cher et en profite pour s’écarter de la rivière. C’est pour mieux la retrouver ensuite, à l’entrée du département de l’Allier. Autour de Moulins, la rivière porte une histoire, celle des mariniers de l’Allier. Plus au sud, elle abrite une réserve naturelle préservée. À Vichy, elle est un lac sur les rives duquel il fait bon flâner. La Via Allier fait aussi de belles escapades dans le vignoble de Saint-Pourçain et le bocage bourbonnais.

Le parcours est doux et roulant, mais bientôt se devinent au loin les reliefs plus marqués d’un autre département, le Puy-de-Dôme. La plaine de la Limagne, calme étendue de terre riche et à l’agriculture prospère laisse le temps de se préparer au caractère volcanique du paysage qui, passé la grande ville de Clermont-Ferrand ne cessera plus de s’affirmer.

La rivière Allier, qui prenait ses aises en étalant ses méandres se discipline pour entrer en vallée puis en gorges, toujours sauvage mais d’une autre manière. Au sud, la rivière se pare des reflets de l’arkose, cette pierre blonde et lumineuse qui fait la beauté des édifices du Pays d’Issoire.

Remontant toujours plus loin la rivière, la Via Allier entre par la petite Limagne de Brioude dans le département de la Haute-Loire. Ici, le regard porte encore loin mais bientôt, dans la mosaïque de paysages qui l’accompagne, l’Allier va se faire plus discret. Passé Langeac, ses eaux vives descendent des gorges abruptes qui recèlent des trésors patrimoniaux insoupçonnés. Pour saisir le caractère de ce pays des Gorges de l’Allier, il faudra pousser les portes des églises romanes et des châteaux oubliés, flâner dans les ruelles des villages perchés au-dessus des coulées volcaniques.

La Via Allier n’est maintenant plus très loin des sources de l’Allier, là-haut dans les montagnes cévenoles. À Langogne, le voyage se termine sur une terre de rencontres entre l’Auvergne et la Méditerranée, entre le granite de la Margeride, le basalte du Velay et le schiste des Cévennes.

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