Jean-Baptiste Pasternak

Jean-Baptiste : La Via Allier ? Un de mes meilleurs souvenirs à vélo !

Jean-Baptiste : La Via Allier ? Un de mes meilleurs souvenirs à vélo ! (été 2022)

En juin 2020, je récupère le vélo d’un ami et dès le weekend suivant, je m'aventure en vallée de Chevreuse. Ivresse. Modérée quand même parce que je constate que sans un itinéraire balisé, on s'égare bien et on croise beaucoup, beaucoup de voitures. Dès le weekend suivant, je découvre les véloroutes. Et le Vexin. Quelques mois plus tard, je m'aventure non plus à la journée, mais pour le weekend. Pour la nuit ? Petits hôtels, chambres d'hôtes ou tente. Bientôt les weekends ne me suffisent plus et je prends un jour de congé en plus. Le tour de Bourgogne, la Loire à vélo par petit bout, la scandibérique vers l'est…

Mais voilà. J'ai forcé sur le boulot et le médecin trouve que du repos me fera du bien. Trois mois d'arrêt ! Je sens que c'est le moment de partir voir jusqu'où je peux aller, profiter de cette absence de contrainte de temps.  C'est aussi le moment de découvrir d'autres paysages que ceux que je traverse depuis deux ans : Bassin Parisien, côte normande, val de Loire, Picardie, Meuse... Et l’envie aussi de se confronter à un peu plus que les lignes droites et plates le long des canaux ou des rivières qui sont nombreux dans ces régions.

À l'été 2022, c'est sur le site de France Vélo Tourisme que je repère la Via Allier. Il y a tout pour me plaire. La variété des paysages depuis la plaine du côté de Nevers, des collines avant la grande Limagne, les gorges enfin qui promettent des paysages de montagnes sans la souffrance des grands cols. Un trajet ambitieux - 455 kilomètres - mais où je vois des gares tout le long en cas de coup de mou. Des villes aussi, sur le trajet ou à proximité. Clermont-Ferrand que j'adore, Vichy ou Moulins que je ne connais pas encore. Issoire où je me souviens d'une visite éblouissante de la cathédrale. Des souvenirs d’enfance et de vacances itinérantes sur les routes à l’époque bien peu fréquentée de la France de l’intérieur. Un goût qui m’est resté.

Voilà, c'est décidé, je vais partir pour Nevers et remonter l’Allier.

 

La Via Allier, préparatifs.

Un départ en vélo c’est une routine bien rodée. Une fois l’itinéraire choisi et le billet aller réservé, je prépare les sacoches la veille. Dans l’une : 2 maillots pour rouler, un de plus pour la nuit, short et pantalon de rando, chaussettes de vélos, sous-vêtements, espadrilles, un peu de lessive en poudre, les basiques de la trousse de toilette et l’ordinateur. Je n’ai pas pesé mais ce n’est pas bien lourd. Et dans l’autre : tout ce qui se mange, plus un crayon et les papiers. C’est léger aussi. Aucun matériel de secours – je compte sur ma bonne étoile, et sur des pneus bien gonflés. Un jour, c’est sûr je vais vivre une « galère ». On verra comment gérer le temps venu.

Un des challenges de ce voyage, c'est la planification des nuitées. Cependant, là aussi je suis rodé. Sur francevelotourisme.com j’utilise la fonctionnalité qui permet de diviser le trajet en étapes égales puis je repère sur googlemaps les lieux où tombent les haltes. J’agrandis alors et je cherche aux alentours tous les hébergements possibles qui m’éviteront de sortir trop loin du trajet. Réservations par téléphone afin d’éviter à l’hôtelier et à moi les frais des plateformes.  

Entre l’immense chambre du château de Villars à Villeneuve sur Allier et la chambre rustique avec une vue magnifique sur la vallée tout en haut de l’hôtel du Val d’Allier à Monetay-sur-Allier, je n’ai jamais été déçu et tout au long du trajet j’ai pu trouver, malgré la haute saison, des endroits où m’arrêter.  
 

Jean-Baptiste Pasternak

Jour 1 – 80 km – Nevers - Villeneuve sur Allier

Me voilà en route dans l’intercité de 7h00 pour Nevers.

Nevers, cyclistement parlant, c’est ma Rome à moi ! Tous les chemins semblent y mener : arrivée ou départ pour la Loire à vélo, pour le tour de Bourgogne et maintenant pour la Via l’Allier. J’avoue que ce n’est pas sur ce trajet que j’ai visité la ville mais en passant à côté de la cathédrale je prends quand même le temps de descendre de selle et d’aller me baigner dans la lumière vive des verrières contemporaines. Ce n’est pas sans me rappeler l’ambiance, en plus « pop » de l’église Saint-Martin-de-Harfleur, à côté du Havre. N’ayant pas de protection sainte à requérir je me remets rapidement en chemin d’autant que j’ai 80kms à abattre jusqu’à Villeneuve-d’Allier et que ma moyenne ne tourne pas bien au dessus de 11 km/h pour cause de pauses photos nombreuses, lecture des pancartes historiques ou touristiques, admiration des ouvrages d’art… À vélo, je colle mes yeux à tous les détails du paysage humain et naturel.  

Traversé du pont canal du Guétin - celui qui manquait encore à ma collection après celui de Briare et celui de Digoin.  

Je rate Cuffy parce que je n’avais pas bien préparé mon itinéraire, puis c’est Apremont-sur-Allier, un des plus beaux villages de France. C’est propre, parfaitement entretenu et totalement « carte postale ». Pour la visite du château de Grossouvre, c’est une pièce de monnaie à déposer dans une boîte aux lettres cabossée à l'entrée de l’allée. C’est à vrai dire une simple vue sur le château. Quant à la grande halle au charbon du XIXème siècle où j’espérais m’éduquer sur l’activité minière de la région grâce au musée qui s’y est installé, elle est malheureusement fermée. La route passe devant le « parc des Grivelles », un marché aux bestiaux. Je suis hors des horaires d’activité. Dommage, quoique je ne pense pas que cela puisse se visiter. Ça doit être passionnant.  

À force de musarder je me retrouve à devoir pousser un peu fort sur les pédales l’après-midi pour ne pas arriver trop tard à Villeneuve-sur-Allier. C’est toujours impressionnant de loger dans un château habité ! Une chambre qui doit dépasser les 40 m2  et une salle de bain logée dans un recoin. De la grandeur et une somme tout à fait conséquente de soucis, comme me le confiera la dynamique et sans chichi Mme de Vaulx.  

En attendant, peu d’endroit où se restaurer à Villeneuve pour le dîner, sinon l’ancienne gare transformée en boutique bar et snacks où je trouve mon bonheur à côté d’une fine équipe locale qui n’en est pas à sa première chope.  

Jean-Baptiste Pasternak

Jour 2 – 56 km – Villeneuve-sur-Allier - Monetay-sur-Allier

À Moulins, c’est le pavillon du XVIème siècle Anne de Beaujeu qui m’a plu. Tellement que je m’installe dans le square en face pour profiter de sa vue pendant le pique-nique. Je me souviens avoir admiré les détails en essayant de retrouver dans mes mémoires tout ce qui voulait bien remonter sur la période « Renaissance ». 

C’est dans un tout autre style de bâtiment qu’est installé le Centre National du Costume et de la scène. Plus austère. Une caserne. Je traverse vite fait l’exposition consacrée aux costumes de Noureev pour m’attarder sur celle qui présente ceux des différents types de personnage des pièces de Molière et leurs évolutions. Heureux concours de circonstances : j’ai repris depuis un peu plus d’un an, la lecture ou relecture de toutes ses pièces.  

Du côté des paysages traversés, je me souviens d’une « route inondable », route qui croise un petit cours d’eau et pour laquelle les ingénieurs n’ont construit ni pont ni tunnel. Un passage à gué. C’est à la fois joli et amusant. Sans doute que beaucoup de routes devaient être ainsi avant la création du réseau moderne.  

Quant à la halte du soir, c’était un vrai plaisir d’hôtellerie. Une chambre avec vue magnifique sur toute la vallée, un confort rustique et une ambiance agréable pour un prix qui n’a pas beaucoup évolué si je regarde le site de l’auberge du Val d’Allier. 34 euros je crois. Rien de surprenant à ce que la clientèle soit fidèle. L’hôtelier m’a parlé d’un groupe de motards néerlandais qui tous les ans à l’aller et au retour entre leur pays et le Sud s’arrêtait chez lui depuis plus de 20 ans ! 

Jean-Baptiste Pasternak

Jour 3 – 44 km – Monétay-sur-Allier - Vichy

La matinée est ensoleillée. Traversée du Vignoble de Saint-Pourçain-sur-Sioule avec un petit raidillon qui nécessite que je mobilise toute ma hargne pour ne pas mettre pied à terre. La ville de Saint-Pourçain-sur-Sioule est colorée sous le soleil et l'église Sainte-Croix, un patchwork de pas mal d’époques différentes qui en fait son charme. La nef de bois en vaisseau lui confère une ambiance chaleureuse. Je complète le pic-nic dans une boucherie charcuterie de la vieille ville avant de rouler jusqu’à Billy, où la véloroute rejoint le bord de l’Allier. Idéal pour déjeuner les mollets dans l’eau ; sous le pont de la départementale. Depuis là, le chemin gravillonné longe la vallée jusqu’à Vichy, mon étape du soir.  

Je rentre dans la ville par l’esplanade du lac d’Allier où est installée une exposition en plein air de photographie d’Omar Diop. C’est un des nombreux lieux de « Portraits », le rendez-vous photographique annuel qui se déroule dans la ville depuis 2014.  

Arrivée dès 16h, j’ai encore le temps d’aller m’émerveiller à l’église moderne Saint-Blaise et devant les différents pavillons et constructions qui font de Vichy une ville d’eau. Pas facile de goûter ces dernières qui sont réservées aux curistes, mais c’est quand même possible dans le Hall des Sources ainsi qu’à la Sources des Célestins où je prendrai soin de remplir d’eau de Vichy la bouteille de Badoit qui me sert de gourde. C’est potache, mais je suis bon public et ça me fait rire. 
 

Jean-Baptiste Pasternak

Jour 4 – 70 km – Vichy - Chauriat

C’est la première fois que je passe autant de jours consécutifs à vélo ! Mes craintes d’avant voyage se sont envolées ; plus question de s’arrêter.

Autour de la ville, encore plusieurs pavillons dans la campagne marquent la présence de sources. Dès le début de l'après-midi, c’est la silhouette des monts d’Auvergne dominés par le Puy de Dôme qui constituent l’horizon. Je sors de la véloroute pour un raccourci qui passe par Maringues. Un beau bâtiment de bois le long de la Morge s’avère être d'anciennes tanneries. À Joze, je rejoins le tracé de la Via Allier.

Ce soir, c’est une autre première, je loge « chez l’habitant » grâce à l’entremise du site « Warmshower » que m’a recommandé un cyclotouriste habitué, rencontré dans le train de Paris à Nevers. J’ai un peu de scrupule à utiliser ce mode d’hébergement, mais c’est une crainte dont je vais me débarrasser au contact de la famille VanDenBerghe. Ces nouveaux habitants ont choisi de s’installer à la campagne et vivre autrement. Ils ont l’accueil dans le sang, parents comme enfants. La soirée est un partage autour de leur installation dans le village, des expériences de jardinage et de culture biologiques de leur recherche d’un mode de vie plus proche et de la nature. 

Jean-Baptiste Pasternak

Jour 5 – Chauriat - Brioude en train puis 5 km entre Brioude et Vieille-Brioude

Le réveil est tardif. Ma volonté s’évapore avec le café du matin. Rester encore et profiter ? J’en ai bien envie ; mais j’ai déjà réservé mon hôtel du soir et un peu de scrupule aussi. Je reste la matinée puis je profiterai de la présence d’une gare pour couper l’étape du jour.  

Visite de l’église qui fait partie des « sites clunisiens ». Déjeuner sous la tonnelle.  

Train Chauriat - Clermont Ferrand - Brioude. Rapide et facile ! Aussitôt en ville, je passe voir la cathédrale romane. Le soleil de cette fin d'après-midi magnifie le lieu.  

En quelques kilomètres me voilà à l'hôtel des Glycines à Vieille Brioude. C’est la haute saison, j’ai pris ce que j’ai pu. Le bâtiment moderne et fonctionnel est hors de la ville. Passé cette impression, je découvre que je suis bien tombé. Très bien même. Un excellent service hôtelier et une table remarquable avec un sommelier qui connaît son travail. Surtout des couples habillés qui semblent venir célébrer. Avec mon tannage cycliste, coup de soleil et T-shirt, je me sens un peu en décalage. Heureusement qu’avec ma lessive en poudre, j’arrive presque tous les soirs à organiser un petit lavage qui me permet d’arriver à table propre sous toutes les coutures. 

D.Grudet

Jour 6 – 67 kms – Vieille-Brioude - Saint-Privat-d’Allier

S’il fallait n’en nommer qu’une, ce serait celle-ci, la plus belle étape du voyage. Début des gorges de l’Allier sous le soleil du matin. Village sur son promontoire rocheux, champs de blés moissonnés, jaune paille, contrastant sur le vert profond des bois en fond de vallée. Herbes sèches et déjà un air du sud pour la très vieille église peinte Saint-Roch à Blassac.  

À Lavoûte-Chilhac, ambiance vacancière avec les canoës sous le pont. L’immense prieuré Sainte-Croix occupe toute la boucle que fait la rivière.  

Puis des paysages de basalte, coulées et orgues basaltiques partout reconnaissables. Je me fais violence pour ne pas poser pied à terre à chaque tournant pour absorber le paysage.  

À Langeac, pique-nique sur les marches en face de la collégiale après sa visite. Je repasse quand même admirer une seconde fois la mise au tombeau en bois polychrome du XVème siècle avant de repartir. Chanteuges, un village tout en pente et un prieuré fortifié qui couronne le sommet de la butte. Un peu de fraîcheur bienvenue car il fait maintenant très chaud. Je profite de chaque fontaine pour remplir mes gourdes et m’arroser copieusement, jusqu'à ce que je réponde à l’appel de la baignade. Il faut dire que beaucoup de petites plages et d’accès facile à l’eau sont un des plus grands charmes de cette partie du trajet.  

Une fois rafraîchi j’ai encore un peu d’énergie mais après Prades, ça devient vraiment difficile. Arrivée déshydratée à Saint-Privat-d’Allier, avec l’estomac qui crie famine et le sentiment d’une journée qui compte double.  

D.Grudet

Jour 7 – 65 kms – Saint Privat d’Allier - Langogne, train pour Brioude

Les jambes commencent à faire un peu mal. La journée va être faite de petits défis renouvelés. Bien qu’on ne soit pas en montagne, l’ambiance y est. On ne peut pas ignorer non plus qu’on est sur une route majeure du chemin de Compostelle. Les coquilles sont sur toutes les grilles de maisons, ou bien clouées sur chaque arbre qui semble indiquer un croisement.

L’Allier s’enfonce et le paysage devient plus âpre. Le temps se met à l’unisson, tout gris avec la menace de quelques gouttes.

À Alleyras, le carillon se déchaîne en même temps que j’arrive sur la place de l’église avec toute une troupe de cyclotouristes. On discute des mérites respectifs des modèles de sacoche de guidon. Dans le village on voit les effets du COVID : plusieurs restaurants fermés qui annoncent ne pas s’être remis de la fermeture de tout le pays.  

La route monte sur le plateau. Pays des lentilles AOP du Puy-en-Velay. La région n’est pas aussi touristique et dans les villages de nombreuses fenêtres sont fermées.  

Et enfin, c’est la longue descente jusqu’à Langogne. La fin de la via Allier… mais pas la fin du voyage pour moi ! À la fois pas envie d’arrêter et pas mal aussi la sensation de ne pas avoir été au bout du challenge avec la partie du voyage faite en train.  

La suite s’impose alors : repartir depuis Brioude et remonter la section encore à faire jusqu’à Clermont-Ferrand. Le train qui me ramène traverses les gorges au plus proche de l’Allier. Les vues sont magnifiques et le paysage très sauvage.  

En ville, je trouve facilement une pension de vacances à côté de la cathédrale. Soirée avec ma voisine d’étage, en visite professionnelle dans la région. Nous avons débarqué en même temps. À discuter ainsi, je réalise combien mes voyages à vélo sont en général silencieux et solitaires. Mais c’est un repli qui me donne de l’énergie.

D.Grudet

Jour 8 – 51 kms – Brioude - Issoire

La journée se déroule à petite vitesse, ponctuée de nombreuses visites autour du riche patrimoine roman qui fait de chaque village une halte qui vaut le coup. Église Saint-Jean-Baptiste à Azérat, collégiale Saint-Laurent à Auzon… Juste avant Brassac, j’aperçois un couple de cyclotouristes. Coïncidence : ce sont des amis de mon petit frère qui vit à Bruxelles ! De tels événements si improbables statistiquement en viendraient à me faire douter de l’existence de la Providence. Pique-nique au bord de l’eau. La route est plate est plate et la journée chaude. Les chapiteaux de l’église clunisienne de Notre-Dame-de-Mailhat à Lamontgie mériterait sans doute que je m’y intéresse mais c’est à vrai dire surtout de sa fraîcheur que je profite.  

Vers 17h, c’est l’arrivée sur Issoire. D’abord s’occuper de trouver à se loger avec l’aide du syndicat d’initiative où je récupère un très bel autocollant salamandre représentant le pays d’Issoire. Il est toujours collé sur mes sacoches. Et j’ai encore le temps pour la visite de la stupéfiante église Saint-Austremoine. Souvenirs d’enfance : c’était la première église peinte que je voyais de ma vie. Aujourd’hui, il y a les sons et lumières qui projettent sur diverses cathédrales et bâtiments les couleurs de leurs origines. Mais il y a 35 ans cela n’existait pas.  L’impression est toujours aussi forte. 

D.Grudet

Jour 9 – 56 km – Issoire -Clermont-Ferrand puis retour à Paris

Cette fois-ci ce sont vraiment les derniers kilomètres. Et je ne suis pas fâché de voir le bout du chemin. Je reste sur la véloroute jusqu’à la hauteur de Coudes vers laquelle j’oblique pour retraverser l’Allier et prendre la route plus directe qui va me mener jusqu’à Clermont-Ferrand. Dès que l’on sort de l’itinéraire balisé, on se rend bien compte de ses avantages. Outre le fléchage qui évite d’avoir à sortir son téléphone ou son GPS, les paysages sont moins intéressants et surtout, la fréquentation des véhicules à moteur rend le trajet moins serein.  

Après la longue traversée des faubourgs, me voilà en ville très en avance pour le train qui doit me ramener sur Paris, mais trop peu pour aller faire un tour à la cathédrale. Tant pis, ou tant mieux, j’opte pour une bière en terrasse qui me permet de dérouler tous les souvenirs accumulés de ce grand voyage, à ce jour encore le plus long que j’ai fait.

 

Merci la Via Allier !